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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 08:34

 

 

Devant la stagnation de l’économie, on voit bien la difficulté des politiques pour rétablir un peu de croissance.

Un de ses moteurs est la consommation, mais pour qu’il fonctionne il faut deux choses : la confiance qui incite à dépenser plus et à épargner moins et l’assurance de conserver son pouvoir d’achat. La multiplication des licenciements ruine la confiance et la hausse des prix et des taxes, rogne le pouvoir d’achat.

Le second moteur, c’est les exportations. Plus on exporte, plus il faut produire et plus on doit produire, moins il y a de chômage ; or, aujourd’hui, ce moteur est en panne. Le déficit du commerce extérieur se creuse d’année en année et il devrait atteindre les 70 milliards d’euros cette année. Pour être compétitif à l’exportation, il faut soit offrir des produits novateurs ou indispensables, soit vendre bon marché.

Nous vivons sur des technologies déjà anciennes (avions, mode,) et sur l’agriculture (blé) et nous sommes loin derrière les USA, le Japon ou l’Allemagne en matière d’innovations. Redonner du souffle à nos inventions passe par une meilleure éducation et une motivation à la recherche. Cette restructuration sera forcément longue et couteuse.

Produire des biens courants à bon prix est possible. L’automatisation des chaines de production est un moyen, mais il détruit l’emploi ; or c’est l’emploi qui alimente les caisses de l’état au travers des impôts et des charges sociales.

Réduire le coût des produits peut aussi se faire en réduisant le coût du travail. Réduire les salaires aurait le même effet que l’automatisation et diminuerait en sus la consommation.

Aider les entreprises au travers d’exonérations de charges a été essayé sans succès sur l’emploi. Elles ont amélioré l’outil de travail et pas forcément embauché.

L’aide au produit sous forme de primes ciblées me parait donc la meilleure solution, car elle peut être temporaire, elle permet d’orienter l’économie, elle est facile à contrôler et elle peut être couplée à l’emploi.

Qui voudra faire sienne cette proposition ? Pour l’heure personne. Alors à plus tard et à bon entendeur salut.

 

 

 

 

 

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 20:03

 

 

Le gouvernement actuel qui se dit « normal » procède bien souvent de façon dogmatique, ainsi en est il d’Arnaud Montebourg qui vient de présenter son plan pour l’automobile.

 

Que peut-on en dire ?

Il privilégie la voiture électrique, ce qui est, certes, une vision d’avenir, mais aussi un gage donné aux écologistes.

 

Est-ce aujourd’hui réaliste ?

La filière électrique est actuellement un micro marché (2000 véhicules vendus en 2011) car il s’agit de véhicules chers (1300€ en moyenne prime de 7000€ déduite), peu performants (60 à 80km/h et 150km d’autonomie en moyenne) ne disposant pas d’infrastructures accessibles (entretien, rechargement, réparations). Certes l’état va s’équiper en véhicules électriques, mais qui va payer les infrastructures ?

 

Est-ce une filière techniquement aboutie ?

Non, car en avance sur ce marché on trouve les américains, puis les japonais, puis les suisses. Il faut aussi voir que certains constructeurs réfléchissent à rendre ces véhicules autonomes en les équipant de panneaux solaires, par exemple.

 

Est-ce un plan économiquement viable ?

Certes, il va coûter peu cher au gouvernement, mais il ne relancera pas la production française, vu que d’autres constructeurs sont mieux placés que nous et vont bénéficier plus que nous de ces aides.

 

Est-ce une vision idéologique ?

Oui, car elle sacrifie à la mode écologique qui parallèlement plaide pour fermer plusieurs centrales atomiques. D’un coté, on favorise la voiture électrique et, de l’autre, on réduit la production d’énergie. Cherchez l’erreur.

 

Alors, si vous aimez le théâtre d’ombre, vous aimerez le plan de relance de l’industrie automobile. A bon entendeur salut.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 17:18

Il est des moments où le télescopage des informations laisse perplexe. Ainsi si on met côte à côte le plan de licenciements chez Peugeot et la création d’une usine d’Airbus aux Etats Unis, on est en droit de se poser bien des questions.

 

La première est de se demander si la filiaire aéronautique est plus porteuse d’avenir que la filiaire automobile. D’après nos experts économiques, il semble que oui.

On peut alors se demander combien de temps cela va durer ? Jusqu'à ce qu’un concurrent performant et moins cher apparaisse sur le marché.

 

La seconde interrogation est de savoir pourquoi Airbus s’est installé aux USA ? La réponse est pour pouvoir vendre aux américains. En effet, les acheteurs privilégient les productions faites localement au détriment des importations. J’avais cru entendre qu’il existait des règles pour les marchés internationaux, règles définies par l’Organisation Mondiale du Commerce. Il semble qu’il y ait ici aussi des exceptions.

 

La troisième interrogation consiste à se demander ce que vont devenir les autres constructeurs automobiles. Renault a largement délocalisé ce qui lui assure encore des marges de manœuvre mais pour combien de temps ? A-t-on prévu quelque chose pour y pallier ?

 

La quatrième question que l’on peut se poser, bien que très incorrecte, est le montant des aides dont a bénéficié notre constructeur national pour se délocaliser ? On me répondra que la question n’est pas là et que je fais du mauvais esprit. Je sais, j’y suis habitué.

 

Enfin, mais je sais que cela est d’une naïveté extrême, n’aurait-il pas été plus judicieux de construire l’usine Airbus en France et d’y faire travailler les employés de Peugeot ? Vous me trouverez encore mille bonnes raisons pour esquiver le débat mais  

 A bon entendeur salut. 

 

 

 

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:45

 

Tout le monde le sait, nous sommes dans un système économique libéral c'est-à-dire basé sur la libre concurrence. La libre concurrence est dans ce modèle l’élément central de régulation mais chacun sait aussi que la libre concurrence n’existe pas. Tous les pays ont soit des règlements qui tentent de réduire la pénétration de leur marché soit des aides aux produits de fabrication locale. Les entraves à la pénétration peuvent être des quotas ou des normes administratives. Le champion dans cette façon de faire se sont les USA qui ont des normes administratives  qu’ils réactualisent régulièrement rendant ainsi difficile la pénétration de leur marché. A l’autre extrémité de la chaine les états peuvent aider leurs productions et la France avec la PAC est de ce point de vue bien placée. Dès qu’une filière est en difficulté des fonds européens ou nationaux sont utilisés. Nous venons d’avoir un plan d’aide à la pêche, à l’ostréiculture, aux producteurs de lait etc.
A l’intérieur de l’Europe peu de loi, de règlements, entravent la circulation des produits. L’Europe conglomérat supranational édicte seule ses recommandations et ses directives qu’elle impose aux pays membres. Sous l’égide d’une idéologie libérale elle réduit régulièrement l’interventionnisme des états au profit du sien propre. L’intervention de l’Europe se sont soit des aides soit des interdictions auxquelles il faut obéir .

Dans un monde totalement accessible il est normal que celui qui produit un bien tente de le faire au meilleur coût pour pouvoir le diffuser sur le marché avec une marge suffisante et, c’est pourquoi depuis une trentaine d’années on assiste aux délocalisations d’activités.

La recherche du moindre coût ça peut être trouver un lieu ou les contraintes environnementales sont nulles ou un pays où l’impôt sur les sociétés sera faible voire un état où le coût de la main d’œuvre sera bon marché, l’idéal étant la combinaison des trois. Une distorsion existe entre les différents pays de l’union européenne mais aussi entre l’Europe et le reste du monde. Dans ces conditions il est difficile de faire jouer la préférence nationale en matière d’emploi car on trouvera toujours un pays où il est possible de produire moins cher. Sans refaire l’histoire de l’économie on peut dire que dans un premier temps les patrons ont décentralisé leurs activités en créant ailleurs des unités de production. Ailleurs c’était souvent dans les pays du Maghreb et chacun se souvient de l’installation de toute notre filière textile en Tunisie.  Puis pour être encore plus mobiles les entreprises ont pris un intermédiaire local soit par choix soit parce que le système le leur imposait comme c’est le cas dans de nombreux pays de l’Est et en Extrême- Orient. Cet intermédiaire, réalise en partie ou en totalité l’investissement industriel ce qui permet aux entreprises de partir pour un pays moins cher dés que la rentabilité diminue. Dans cette phase qui couvre en gros les années 1980 les patrons ont vu croitre leurs marges, ils se sont enrichis. Les banques et les fonds de placement se sont peu à peu substitués à eux intéresses par les marges dégagées. Ils ont à leur tour investi sous forme de prêts en imposant au départ un rendement usuraire. Pour pouvoir tenir leurs engagements les entreprises n’avaient que deux choix, augmenter leur rendement ou réduire parfois de façon brutale leur dépenses. On sait ce qui est advenu. Les entreprises ont réduit d’abord les dépenses superflues, telles celles liées à la communication, aux stocks, puis c’est l’entretien qui en à pâti enfin c’est l’emploi qu’il a fallu réduire. A force de presser le citron il n’a plus eu de jus et le crash financier est arrivé.

 Aujourd’hui, bien que l’état ait renfloué les banques, le secteur automobile, les grandes entreprises, la situation reste morose et les licenciements se multiplient du fait du ralentissement de l’économie qui impose aux entreprises de réduire la voilure. Plus de 200 000 chômeurs de plus depuis le début de l’année et pas de perspective d’amélioration rapide tel est le bilan de ces six premiers mois. Alors que les entreprises françaises réduisent leurs activités à l’étranger , les entreprises étrangères implantées en France réduisent aussi leurs actifs sur notre territoire. Si Bic va fermer 600 emplois aux USA, et Alcatel un millier au Canada et en Allemagne, parallèlement, Goodyear supprime 870 emplois à Amiens , Hewlett-Packard 580 , Caterpillar 600 à Grenoble, et Continental  ferme son usine de Clairvoix.

On peut ici parler de patriotisme économique, patriotisme né de la crise mais qui présente les mêmes risques que les délocalisations. On aurait pu lutter  en temps et en heure contre les délocalisations , ce que nous n’avons pas fait, il sera plus difficile de lutter contre la préférence nationale même en multipliant les actions dures comme les séquestrations.   Ainsi Maryse Dumas numéro 2 de la CGT pose les questions suivantes : « Où se trouvent aujourd’hui les véritables centres de décision ? En France ou à l’Etranger ? Les séquestrations naissent de cette indétermination. Il faut construire un rapport de force capable de faire plier les dirigeants peu sensibles à ce qui se passe ici sans pour autant tomber dans un syndicalisme national ». Je lui souhaite bien du plaisir, la tendance sera dure à inverser.

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 08:07

Certains entrepreneurs dits « libéraux » , dans la conjoncture économique actuelle, se comportent comme des chasseurs de primes. Ils veulent bien s’installer sur nos zones industrielles à condition que des facilités leur soient faites sur le prix des terrains et des aménagements, que des primes pour l’emploi leur soient allouées, que des prêts bonifiés leur soient accordés et des exonérations fiscales consenties.

Aujourd’hui une nouvelle étape vient d’être franchie avec le demande d’une rallonge de 150 000€ par la société multinationale Ryanair pour équilibrer sa ligne Shannon Carcassonne déficitaire.

Payer à cette compagnie une participation forfaitaire par passager est en soi déjà contraire aux règles du marché mais nous faire payer un déficit réel ou supposé sur une ligne de desserte alors que ses autres activités sont excédentaires témoigne bien de l’état d’esprit de ces entrepreneurs «  néo- libéraux » qui ont tendance à mutualiser les risques et à privatiser les profits.

Fidèle à nos principes nous sommes contre cette participation qui ne peut que s’étendre à d’autres lignes ou à d’autres activités. L’entrepreneur libéral doit prendre ses risques et les assumer. Si une ligne ou une activité est déficitaire il lui appartient de se réorganiser . En aucun cas la collectivité ne doit compenser ses déficits sans bénéficier de ses excédents.

Au delà une discussion doit avoir lieu pour diversifier l’offre dans le transport aérien et envisager une extension de l’offre rail. A ce titre nous proposons que soit envisagé, si possible sérieusement, la création d’une grande transversale de Bordeaux à Turin qui passerait par Carcassonne.

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