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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 19:48

 Les évènements récent viennent nous rappeler que sur notre planète, nous ne pouvons pas tout contrôler. L’éruption du volcan islandais peut au-delà des problèmes économiques qu’elle a entrainé, se voir comme une pollution majeure de l’atmosphère car des milliers de tonnes de poussières, de chlore, de souffre et de gaz carbonique ont été expulsés dans l’atmosphère réduisant à néant des mois, voire des années, pendant lesquels nous avions tenté d’être propres.

 

En effet les activités humaines sont pour la plupart polluantes. Cette pollution est directe pour la plupart des industries et nomment pour la métallurgie et la chimie. Elle peut aussi être indirecte, même dans les activités humaines qui paraissent les plus altruistes.

 

Lorsque Yann Arthus Bertrand nous fait découvrir le monde vu du ciel et nous interpelle sur nos pollutions, il ne faut pas oublier que, lui même, pour réaliser son film a survolé les continents en avion et les a pollués. Nicolas Hulot est un autre  exemple de pollution altruiste, Il ne se déplace jamais seul et utilise des moyens de locomotion polluants.

 

Ainsi, si la nature peut se polluer seule, les activités humaines ajoutent encore à cette pollution. C’est pour cette raison que certains souhaitent les réduire et prônent une croissance écologique. Mais la croissance écologique est elle propre ?

Je prendrais 3 exemples.

On promeut la révolution numérique qui permet de travailler sans papier et d’épargner la planète de la déforestation, mais personne ne dit comme ont doit dépolluer les ordinateurs en fin de vie, ou recycler les imprimantes.

On nous parle aussi d’énergie propre et notamment d’électricité solaire or les panneaux  contiennent de nombreux polluants. Dans la phase de fabrication, ils polluent la Chine qui est le principal fabriquant mais que ferons-nous de ces panneaux dans 15 ans, quand ils auront atteint leur fin de vie ? Personne n’a la réponse à cette lancinante question.

Enfin, j’ai noté un changement d’attitude des écologistes par rapport aux centrales nucléaires qui ne polluent pas l’atmosphère dans laquelle, elle ne dégagent que de la vapeur d’eau, mais d’un autre côté, on ne sait toujours pas quoi faire des déchets de ces centrales.

 

Alors faire de la croissance propre, voie dans laquelle nous nous engageons pour l’avenir ne peut se concevoir sans prévoir les moyens nécessaires pour dépolluer faute de quoi on peut se demander comment conjuguer croissance innovation et écologie ?

 

Pour tirer son épingle du jeu ce ménage à trois devra être encadré et surveillé. Comment, c’est la  réflexion à laquelle j’invite chacun et chacune.

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Published by Jacky GUILLAUME - dans Ecologie
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:46

 

 

L’air et l’eau, sources de vie, besoins essentiels devraient être gratuits. Pour ce qui est de l’air qui est présent partout c’est encore le cas. Pour l’eau, il est nécessaire de la puiser, puis de la traiter, et enfin de la transporter ce qui a un coût, coût d’autant plus élevé que son captage est difficile et quelle est plus polluée

Les captages de surface ou en nappe peu profonde, relativement faciles imposent de traiter les eaux. Il faut enlever les nitrates et les pesticides qu’elles contiennent. Les prélèvements profonds sont techniquement plus difficiles mais ramènent une eau plus pure qui nécessitera moins de traitements. On comprend mieux dés lors que le prix de l’eau varie dans le grand sud entre 2,58€ à Foix et 5,24€ à Lectoure. A Carcassonne le prix est dans la moyenne et l’eau coute 3,23€ du m3.Ce prix est composé pour moitié du prix de l’eau proprement dit et pour moitié des charges liées à l’assainissement car il faut le savoir, l’eau est l’aliment le plus contrôlé. Elle subit des analyses constantes afin d’être potable mais aussi afin d’avoir meilleur goût.  Il faut aussi prendre en compte les taxes diverses en augmentation constante et aussi la gestion des eaux usées, leur collecte et leur traitement, c'est-à-dire le réseau du tout à l’égout et les stations d’épuration.

Devant la hausse constante du prix de l’eau  certains on voulu réformer son mode de gestion qui peut être directe ou concédée. Dans le cas d’un affermage et, selon le contrat , le concessionnaire se contente de maintenir le réseau en état plutôt que de réaliser les investissements nécessaires. On assiste donc à un « pétassage » régulier des canalisations, ainsi à Carcassonne, où la société fermière est Veolia, la rue Frédéric Soulié est régulièrement ouverte pour réparer une des plus vielle conduite d’amener des eaux de la ville. Parallèlement le réseau d’évacuation est laissé en l’état et il faut savoir qu’à Carcassonne ce réseau est dans de nombreux quartiers un monotube qui collecte les eaux pluviales et les eaux usées dont on connait ses limites les jours de gros orages.

Une question se pose alors que faire pour mieux gérer la ressource ? On peut porter à cette question deux réponses une réponse écologique et une réponse économique, les deux pouvant se combiner. La réponse écologique consiste à réduire les pollutions, essentiellement agricoles en recourant à l’agriculture raisonnée d’une part et à un plan de protection des captages interdisant l’utilisation de chimiques dans un certain périmètre autour de celui-ci. L’eau prélevée étant moins polluée, son coût baisse. En ce qui concerne les évacuations il faut séparer le réseau pluvial du réseau domestique et, certains vont plus loin en séparant dans le réseau domestique les eaux noires des eaux claires.

La réponse économique consiste à réaliser les investissements nécessaires, remise à niveau de la tuyauterie, suppression du plomb, amélioration des performances des centrales d’épuration. Reste pour ce volet la question du comment. Tout d’abord, il faut que la gestion soit globale et non dissociée comme c’est le cas dans l’affermage.

Ensuite se pose le problème de la délégation de service public, anciennement nommée concession ou de la régie, problème plus idéologique que réellement économique. Quoi qu’il en soit pour ce simple problème on se rend compte, une fois encore, du mauvais choix de gestion que la ville en son temps a fait. Demain il faudra renégocier le prix de l’eau. C’est possible il suffit d’avoir un peu de volonté.

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Published by Jacky GUILLAUME - dans Ecologie
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:42

L’écologie, c’est la préservation des milieux naturels or, depuis les accords de Kyoto en 1996 c’est la réduction des émissions de CO2 qui a surtout été privilégiée par nos gouvernants car ils voient en elle le modèle économique de demain. Leur raisonnement est simple, devant la concurrence de pays en voie de développement deux tentations existent ; la première, c’est le repli sur soi et le protectionnisme qui véhicule trop de proximité avec le nationalisme pour être facilement accepté, la seconde c’est l’écologie ou devrais je dire l’ »écologisme » tant cette pensée s’érige en doctrine, mais cette doctrine est elle protectrice de notre environnement ou de notre économie et de nos savoir faire ? Pour le savoir examinons ensemble quelques mesures récentes.

Tout d’abord en matière automobile, la taxe carbone qui pénalise les voitures les plus polluantes à vu le marché se réorienter vers les petits modèles or, ces derniers sont pour la plupart fabriqués hors de France, dans la communauté européenne et au-delà ce qui concurrence  notre production nationale jusqu’ici réservée aux modèles haut de gamme. C’est donc un effet contraire des accords de Kyoto mais les  constructeurs ont trouvé une parade qui consiste à installer de petits moteurs sur de grosses berlines afin de ne pas être pénalisés et de pouvoir ainsi continuer à produire en France. Cette adaptation n’est pas forcement apparente et à la limite la publicité faite pour ces modèles haut de gamme peu polluants est trompeuse .

Secondement en matière énergétique le nombre de projets et d’entreprises qui se sont lancées dans ce créneau est impressionnant. Il y a d’abord l’énergie éolienne imposée par l’Europe à EDF dans le cadre des accords 20/20/20. L’existence d’une taxe professionnelle assise sur cette activité a fait se précipiter les communes sur ce créneau. Aujourd’hui, alors qu’il est question de supprimer la taxe les communes se posent la question de continuer à s’équiper et même de conserver les éoliennes existantes qui défigurent le paysage. Devant la menace de ne plus avoir d’autorisation d’installation alors même que les subventions EDF ne sont pas menacées les entreprises de l’éolien prennent en ce moment le virage du solaire et cette reconversion verra augmenter les offres dans ce domaine. Il aurait été plus sage que les éoliennes génèrent des recettes pour le département ce qui aurait évité bien des abus et aujourd’hui bien des atermoiements. Le solaire pour sa part nécessite un investissement lourd qui était jusqu’à présent subventionné par la région qui a réduit ses participations. Il bénéficiait aussi d’un contrat de rachat par EDF et d’une déductibilité fiscale intéressante qui risquent d’être revus à la baisse ce qui entrainera son déclin. Les autres énergies sont encore en cours de développement, telle la géothermie et la biomasse.

Quand aux  biocarburants, que se soit l’éthanol ou les huiles ajoutées au diesel ils restent du monopole d’état qui en contrôle la production, effectue les mélanges et perçoit dessus la TIPP et le prix à la pompe n’est pas modifié.

Enfin en matière d’habitat on ne compte plus les innovations et les dénominations écologiques. Le must parait être aujourd’hui la maison passive, qui ne consomme pas d’énergie. Dans ce créneau de pensée de nombreuses entreprises de matériaux et de construction se sont crées mais il est difficile de différencier ce qui est du domaine de l’innovation de ce qui est  du charlatanisme. Quelques expériences se sont réalisées mais leur nombre est encore limité pour pouvoir être jugé.

Tels sont les grands domaines de régulation de la production de gaz à effet de serre qui ont abouti à la mise en place d’une taxe carbone qui n’est rien moins qu’un nouvel impôt. Je renvoie ceux qui seraient intéressé par le sujet au livre de Christian Gérondeau CO2 un mythe planétaire

Si on analyse l’ensemble de ces mesures on voit qu’elles tendent toutes à limiter la seule pollution de l’air. N’aurait-t-il pas été plus intéressant pour la planète de réduire plus encore les pollutions déjà existantes, pollution des sols par les herbicides et pesticides en favorisant l’agriculture raisonnée et l’agriculture biologique, pollutions industrielles de toutes sortes peu et mal contrôlées. Le seul effort qui est fait concerne les déchets domestiques qui sont mieux contrôlés mais aussi plus taxés que dans le passé.

Ainsi, dans nos sociétés ouvertes au commerce mondial et à la concurrence une pensée écologique à visée économique a pu se développer grâce aux aides diverses dont elle a bénéficié au détriment d’une écologie curative moins porteuse économiquement. Au final on peut se demander si cette écologie préventive sera assez forte pour survivre sans les aides dont elle fait l’objet ?. Je ne le crois pas. Ancrer la démarche écologique dans nos modes de pensée demandera du temps et, on peut se demander si l’écologie préventive, celle qui a une incidence positive sur nos économies pourra se développer si l’écologie curative est négligée . Je ne le crois pas non plus. 
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