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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 13:35

 

 

L’artiste, le créateur d’art, est le plus souvent un artisan qui tient à protéger sa création mais, l’arrivée d’Internet à révolutionné son art. Si on comprend qu’il est difficile pour ne pas dire impossible de transmettre par Internet certaines œuvres, je pense à la peinture et à la sculpture il n’en est pas de même pour la musique et les images qui lorsqu’elles arrivent sur internet peuvent être copiés, et plagiés.

La mise en ligne des musiques et des films peut être l’œuvre des auteurs mais aussi des internautes qui échangent par le biais de sites peer to peer  les œuvres qu’ils possèdent.

Pour se protéger du piratage la musique et les images n’offrent pas les mêmes réponses.

 

En ce qui concerne les films les réalisateurs ont trouvé une parade avec la 3D. Je suis allé voir Avatar et il est vrai que cette nouvelle technique nous fait pénétrer au cœur de l’action même si je dois le dire l’achat de la place et la location des lunettes majore nettement le coût de la séance. Il est prévu de refilmer en 3D les dessins animés classiques avant de poursuivre la production de films en 3D. Il faut aussi laisser aux salles le temps de s’équiper pour les projeter.

Télécharger Avatar ou tout autre film 3D pour le voir chez soi n’a rien à voir avec le ressenti dans une salle de cinéma et les diffuseurs espèrent par ce biais réduire ainsi le téléchargement illégal.

 

En ce qui concerne la musique, alors même qu’Internet permet à certains artistes d’émerger, la réponse à la copie est plus diffuse et plus brouillonne.

Le gouvernement s’est impliqué et a créé Hadopi ( haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection internet) qui est chargée de sanctionner le téléchargement illégal. Les sanctions seront des avertissements et peuvent aller jusqu’à la suspension de la connexion assortie d’une amende de 30000€ et éventuellement de 2ans de prison.

Deux choses sont contestables dans ce texte, le recours aux diffuseurs privés pour faire la chasse aux fraudeurs et le fait que la coupure internet peut entrainer une perte de repères sociaux pour l’internaute sanctionné. C’est pour cette raison que notre président vient de proposer la création d’un chèque de téléchargement de 200€ supporté pour moitié par l’état c'est-à-dire nous et par les utilisateurs. Le coût serait de 100 M€ pour les finances publiques mais les utilisateurs ne semblent pas intéressés à payer pour ce qu’ils peuvent avoir aujourd’hui gratuitement et la mesure fera je l’espère un flop.

Je serai plus enclin à croire en l’intelligence des musiciens et des diffuseurs. Déjà certains musiciens évitent de mettre sur disque leur musique tant que les tournées de promotion n’ont pas amorti le coût de leur nouvelle création. Je pense aussi que les diffuseurs devraient chercher des moyens de cryptage ou de nouvelles normes d’enregistrement pour pallier au problème de la copie musicale.

Alors HADOPI ? Une fois encore la réponse aura-t-elle été trop rapide et mal calculée ?

 

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Published by Jacky GUILLAUME - dans Culture
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 08:01

Si la tendance est d’assimiler toute manifestation populaire à une manifestation culturelle, il faut différencier cependant création et animation. Une animation est un spectacle donné qui ne nécessite pas de participation des spectateurs. La création culturelle base d’une politique culturelle nécessite au minimum l’adhésion ou mieux la participation du public. L’adhésion est nécessaire pour tout individu qui souhaite se cultiver, la participation qui consiste à montrer ce qu’on sait faire étant un stade de plus dans l’implication.

 

 

Les fondements des politiques culturelles

 

 

 

L’argument le plus souvent invoqué pour défendre les politiques interventionnistes en matière de culture consiste à insister sur les retombées positives de la culture sur le plan politique et sur le plan économique. On insistera ici plus particulièrement sur les aides aux spectacles vivants. Les dépenses d’entretien du patrimoine ont toutefois des motivations proches.

 

Les retombées politiques

 

 

- La culture dissipe la mauvaise humeur des nations (argument développé par Adam Smith) . Une vie culturelle riche, un grand nombre de spectacles, contribuent à l’amélioration de la qualité de vie générale. Les aides à la culture peuvent être alors assimilées aux actions en faveur du paysage et de l’environnement.

 

- Spectacles et fêtes sont nécessaires au déchargement des tensions collectives. Faites du rap, pas la guerre ! L’Etat doit organiser festivals et événements, rituels modernes qui assurent la cohérence du lien social ; les artistes ont ici bien sûr un rôle clé, comme principaux agents de cohésion.

 

- La vie culturelle d’un pays est gage de liberté. L’art est un élément essentiel de la vie politique en démocratie. Les oeuvres d’arts révèlent les conflits, posent les questions de fond ; le théâtre est un lieu de réflexion politique (de Sophocle à Brecht). Preuve de ceci : les régimes totalitaires ont tous enfermé leurs artistes.

 

-         Les milieux culturels sont le lieu de contacts internationaux et d’échanges d’une grande richesse. L’art contribue ainsi à l’amitié entre les peuples. Une vie culturelle riche, c’est aussi du prestige sur la scène internationale ; les pays qui soutiennent les arts fascinent : la culture est un enjeu de pouvoir.

 

 

Les retombées économiques

 

 

D’après d’assez nombreux rapports, les dépenses culturelles sont source de richesse à long terme.

 

- Le soutien à la création artistique a d’abord des conséquences indirectes sur les industries culturelles. Le théâtre est un laboratoire de recherche et un vivier pour le cinéma, le cinéma d’auteur pour le cinéma grand public, qui génère lui même d’importants profits. 

 

- Les arts et la culture contribuent au tourisme. En France, l’investissement culturel est ainsi devenu partie intégrante des politiques d’aménagement du territoire. Le maire de New York, a annoncé en 1992 que la ville de New York verserait des bourses à des institutions culturelles : la culture aurait eu un impact économique de 55 milliards de francs pour la ville, en frais de transports, d’hôtellerie et de restauration, liés à l’activité culturelle.

 

  - Enfin, encore une fois au niveau international, l’existence d’une vie culturelle riche et de haute qualité est un argument pour la venue d’étudiants étrangers comme pour l’installation de sièges sociaux de multinationales ou d’organisations internationales.

 

 Dépenser pour la culture, c’est attirer des populations fortunées qui dépensent sur place leurs revenus.

 

A QUOI SERT LA CULTURE ?

 

On peut en avoir une conception individualiste, l’augmentation des connaissance de l’individu, mais cette définition restrictive ne peut être la base d’élaboration d’une politique culturelle qui bien que devant tenir compte de ce critère, doit s’intéresser au plus grand nombre.

 

Doit-on, alors, considérer la culture comme l’expression d’une société ? Restreindre la culture à l’expression d’une société, c’est en faire le témoin du passé. Certes notre passé est prestigieux, mais il s’est construit d’apports ou d’assimilations extérieures notables. En fixer le terme, c’est momifier notre culture et la priver de toute évolution.

 

Ne devrait-on pas en faire le moyen de cohésion d’une société multiculturelle ?. La culture dissipe la mauvaise humeur des nations (A. Smith). S’orienter résolument vers le multiculturalisme, c’est prendre en compte les apports extérieurs actuels et permettre la créativité.

 

 

 C’est là notre option qu’il nous faut décliner de façon organisée.

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