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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 07:53

 

 

 

Toutes ces dernières semaines la réforme des retraites a alimenté les chroniques. Retraite à 62ans pour les uns, retraite à 60ans pour les autres, retraite à points pour les troisièmes ont été les propositions que nous avons entendu mais je le déplore personne n’a été clair dans cette affaire.

 

Parlons d’abord de l’âge légal. Il détermine l’âge à partir duquel on peut toucher quelque chose. Il est aujourd’hui fixé à 62ans. Avant cet âge rien nada pas un pélot.

Parlons ensuite du taux plein. Pour y prétendre il faut avoir cotisé 162 trimestres et bientôt 168. Si on met en perspective ces deux données on voit qu’une personne qui a cotisé plus de 168 trimestres à 62ans, c'est-à-dire qui a commencé à travailler avant l’âge de 18ans cotisera les dernières années de sa carrière pour une surcote. La loi prévoit cependant qu’elle pourra cesser ses activités avant et c’est une bonne chose. De la même façon les étudiants qui entrent en activité vers 25ans devront attendre leur 67ième anniversaire pour avoir une retraite à taux plein. La loi qui vient d’être votée ne change rien pour eux.

 

Peut on revenir sur l’âge légal du départ à la retraite. C’est une proposition du PS. Ce qui n’est pas dit c’est que hormis les personnes qui auront commencé leur carrière à 18 ans et avant toutes les autres subiront une décote. Est-ce bien réaliste ?

 

Que penser de la retraite à points ? C’est une base de calcul différente qui surtout permettra au futur retraité de savoir à tout moment combien il va toucher mais qui ne modifie rien à la loi. Où est l’avancée sociale ?

 

Dans l’ensemble des idées qui ont agitées le microcosme une seule n’a pas été évoquée, le tutorat. Personnellement je pense qu’un individu arrive à saturation après quelques dizaines d’années d’exercice et ce quelque soit le métier qu’il exerce. A partir de 55 ans la plupart des individus cherchent une reconversion et ce qu’il s’agisse d’un pilote de ligne ou d’un chirurgien. On pourrait utiliser leur expérience dans le cadre d’un tutorat. On couplerait une personne d’expérience et un novice pendant cinq ans ce qui permettrait au jeune de bénéficier de l’expérience et au plus âgé des connaissances. Ce double échange ne pourrait qu’être bénéfique aux hommes mais aussi à la société car il réduirait le chômage des jeunes et maintiendrait les plus âgés en activité.

 

Reste à financer le tout. Si on ajoute les aides à l’emploi ( 16Md€), les aides aux entreprises ( 16Md€ d’état, 4,5md€ des collectivités, 5,3 Md€ d’exonération de la TP) on tourne à près de 42Md€. Sans compter que ces mesures rééquilibreraient en partie le budget social et diminueraient le coût de RSA (6à 8Md€).Dans ce modèle l’état prendrait en charge une partie des salaires ou des charges sociales par contrat sur 5ans.

 

Cette idée qui parait farfelue est utilisée depuis des lustres au Japon ; elle s’applique à tous les niveaux de la société. L’élève, le Kohai et le maitre, le Sampai se respectent mutuellement et sont heureux de travailler ensemble.

Je sais que cette proposition a peu de chances d’aboutir pourtant elle me parait être une solution qui assure la cohésion sociale indispensable en temps de crise notamment .

 

 

 

 

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Published by Jacky GUILLAUME - dans Aide sociale
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:43

 

Une société c’est un regroupement d’individus autour d’un projet commun. Dés lors qu’une partie du groupe n’adhère plus au projet l’ensemble social subit des tensions qui peuvent amener à son éclatement. J’ai plusieurs fois critiqué celles et ceux qui profitent de la crise pour s’exclure « par le haut » de la société. Ils sont dieu merci peu nombreux et quittent pour la plupart le territoire national fortune faite. Aujourd’hui je voudrai vous parler des exclus par « le bas » si j’ose dire, c'est-à-dire de ceux qui sont sur la touche et qui ne peuvent pas partir.

Il y a tout d’abord les SDF qui se sont exclus par choix ou que les circonstances ont exclus et que les associations caritatives tentent de réinsérer . Ils sont environ 100 000.

Il y a ensuite les chômeurs dont on souhaite qu’ils ne le soient que temporairement. Ils sont un peu plus de 2 000 000.

Il y a les travailleurs pauvres qui touchent 50% du SMIC et qui seraient plus de 4 000 000.

Il y a les retraités touchant le FNS de 600€ et qui sont 600 000.

Il y a aussi les jeunes dont plus de 20% sont en recherche d’emploi et qui vivent avec moins de 880€ par mois. Il sont 1 500 000.C’est d’eux que je veux parler.

Si j’ai fait cet inventaire à la Prévert qui rassemble malgré tout près de 8 000 000 de personnes c’est pour mettre en exergue les ferments d’une guerre des générations qui risque de s’aggraver malgré les  départs à la retraite massif des papy- boomers. Près de 6 000 000 de personnes vont quitter la vie active dans les 2 prochaines années. Ces futurs retraités  n’ont pas connu de difficultés pour trouver un emploi ni pour progresser dans leur carrière et partiront avec des retraites pleines et élevées ce qui agace pour ne pas dire plus les jeunes qui peinent à entrer sur le marché de l’emploi et qui voient bien qu’ils auront un parcours professionnel plus heurté que celui de leurs ainés. On pourrait penser que ces départs seront compensés par l’entrée des jeunes dans la vie active mais avec la crise actuelle rien n’est moins sur. Or comme je le disais plus haut une société se caractérise par la solidarité intergénérationnelle ce que les jeunes contestent de plus en plus. Je n’en veux pour seule preuve que l’intérêt que suscitent les thèses d’O Besancenot auprès de ces derniers et vous invite à réfléchir au risque qu’il y aurait si des thèses diamétralement opposées reprenaient cette idée, eugénisme quand tu nous tiens. Dans un tel contexte sociologique aujourd’hui masqué par les difficultés économiques il est urgent de prévoir un plan d’aide aux jeunes pour renouer la cohésion sociale.

 Martin HIRSCH et le gouvernement ont réfléchi et adopté un plan de réinsertion des jeunes basé sur un livre blanc de 24 propositions. Beaucoup d’entre elles sont des gadgets comme par exemple payer les stagiaires 20% d’un SMIC ( 200€ environ) après deux mois de stage. C’est ridicule et inopérant.

Séparons tout d’abord ces jeunes en deux groupes, ceux qui ont quitté l’école sans diplôme, ils représentent 60% de l’ensemble et ceux qui souhaitent poursuivre leurs études.

Le plan est fait pour les premiers. Bien que sous estimé il consiste en l’extension de l’apprentissage pour les plus jeunes et en des contrats emploi formation pour les plus âgés. En cela c’est un bon plan mais l’état devrait aussi leur donner une certaine autonomie et leur permettre de se loger à moindre frais en s’engageant comme il l’a prévu dans la création de structures adaptées soit en les construisant ou en réhabilitant des logements vides. Ces actions devraient leur permettre une meilleure intégration dans le monde du travail car je le rappelle 57% de ces  jeunes sont sans emploi ou vivent de contrats précaires.

Pour ceux qui souhaitent poursuivre des études et qui ne sont pas pris en compte par le plan outre des facilités de logement à prévoir comme précédemment il faudrait assortir tous les cursus de stages obligatoires et rémunérés dignement des le premier jour. Ces stages seraient gérés par les universités . En effet prendre en stage dans des entreprises des jeunes formés, inscrits en maitrise ou en doctorat sans avoir à les payer n’est pas digne d’un pays qui veut privilégier l’innovation et la recherche. Ce système de stages s’additionnerait aux bourses pour les moins aisés et leur donnerait une certaine autonomie pour l’année .

Or il  n’est prévu que 1,3 MD€ pour réaliser ce plan qui concerne 300 000 jeunes soit moins de 5000 € par an et par jeune ce qui sera probablement insuffisant. Peut être s’agit il de la méthode de Martin Kirsch débuter un grand projet avec un budget sous dimensionné en se disant qu’une fois engagé il sera difficile de revenir en arrière car il a déjà fait le coup avec le RSA qui est notoirement sous évalué.

En créant un plan sous évalué et partial car ne traitant que d’une partie du problème l’état prend le risque de son échec. Faisons le évoluer et adoptons des mesures efficaces rapidement ou nous risquons de nous retrouver confrontés à des actions de plus en plus violentes et au-delà à une négation de nos valeurs sociétales voire à un conflit des générations.
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Published by Jacky GUILLAUME - dans Aide sociale
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 08:09

Une société n’est pas le simple rassemblement d’individus de sexe différents dans le but de perpetuer l’espèce, c’est surtout une structure qui permet la mise en commun d’experiences et de richesses.

L’insertion dans une telle structure passe par le travail et sa perte entraine l’exclusion.

 Celle ci peut être voulue c’est le cas des marginaux dont certains deviendront des SDF ou des délinquants, c’est encore celui des personnes agées qui allient de faibles ressources et une impotence grandissante avec les années, c’est aussi le cas des handicapés moteurs et cérébraux. Dans ces trois cas la société intervient au travers d’aides et de services pour pallier les faiblesses et rétablir les équilibres.  Ces interventions seront évoquées dans ce cahier.

Tout aussi important est le problème des travailleurs pauvres, c’est à dire de ces personnes qui travaillent pour un salaire inférieur au SMIC. Elles seraient 3,5 millions dans ce cas en France et la plupart subiraient cet état de fait. Pour l’heure elles pallient à leurs difficultés quotidiennes avec l’aide d’associations caritatives en attendant que des propositions soient faites et des décisions prises. Pour certains il faut augmenter le SMIC, pour d’autres il faut diminuer les charges sociales sur les bas salaires et permettre a chacun de gagner plus en travaillant plus. Ces dispositions seront elles suffisantes pour réinsérer ces individus dans la société ? 

Pour que l’individu s’épanouisse, il convient de prendre en compte, au dela de l’accés à un salaire décent, ce que le prix nobel d’économie appelle le « capital social ». Armartya Sen le définit ainsi : les individus ne sont bien que si ils participent à la vie sociale, cela leur permet de se révéler, d’apprendre les uns des autres et aux dirigeants de connaître les besoins de chacun. Certaines entreprises ont deja compris que des employés satisfaits étaient plus productifs et ont installé selon la demande des crèches, des salles de repos ou de gymnastique. Espérons que le processus se généralise pour le mieux être de chacun.

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Published by Jacky GUILLAUME - dans Aide sociale
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