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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 12:31

 

Les aménagements routiers, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires sont les éléments essentiels de ce que l’on qualifie d’économies d’échelle. Or, à y regarder de près on notera que certaines des ces compétences sont partagées entre les différentes collectivités.

En ce qui concerne les routes, seules les autoroutes et le réseau routier régional  qui représente 2344Km de voiries sont de la compétence de la région. Ces routes ont pour rôle d’assurer un maillage entre les structures déconcentrées de la région à savoir, les parcs d’activité, les lycées, les zones portuaires et aéroportuaires, les zones touristiques. C’est ainsi que le CR a tracé 20 itinéraires à incidence économique et 16 à incidence touristique.

Les routes départementales et communales dépendent de leur collectivités respectives et

on ne peut que se féliciter de la prochaine réforme des collectivités locales qui va permettre en unissant les CG et les CR de gérer l’ensemble du réseau routier et d’améliorer les connections entre la région et le département. Hélas celle-ci ne prendra effet qu’en 2014.

 

 Les transports ferroviaires quant à eux restent une compétence partagée avec l’état et l’entreprise, la SNCF. La région définit les besoins et paie les matériels roulants , la SNCF organise le service et, en collaboration avec l’état et la région participe à l’amélioration des infra structures. C’est ainsi que seront investis 300M€ pour le contournement de Nîmes en TGV et que seront poursuivis les études en vue d’une LGV Montpellier Perpignan. Face à ce projet il y a celui de R Couderc qui souhaite avoir une gare TGV à l’aéroport de Montpellier et un Tram Métro Rail , c'est-à-dire une navette rail toute les 30 Mn entre Montpellier et Perpignan.

Ces deux projets jouent sur des différences minimes mais occultent la dimension Audoise de la région qui va se retrouver à l’exclusion de Narbonne en dehors du circuit rail.

 

Quant aux ports et aux aéroports ils sont de la compétence régionale depuis le décret du 13 Aout 2004 et la région a accepté de les gérer depuis 2006.

 

Ce qui me surprend le plus c’est la mise à l’écart de l’Aude tant par G Frêche que par R Couderc qui privilégient la voie littorale. Pour y remédier il y a deux solutions :

-      Pousser les études pour que soit réalisée rapidement une LGV de Bordeaux à Marseille ce qui mettrait Carcassonne sur cet axe.

-      Revoir le maillage régional routier afin de l’adapter à la circulation des camions et des voitures. Pour cela, il faudrait mettre en deux fois trois voies l’autoroute Narbonne Villefranche Lauragais. On pourrait commencer par le tronçon Carcassonne Villefranche en accord avec Midi Pyrénées pour la partie sous sa juridiction. Cette seconde solution me parait la plus rapide et la mieux adaptée.

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Published by Jacky GUILLAUME - dans Urbanisme
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:40

 

 Tel le monstre du Loch Ness la piétonisation refait surface avec un projet limité à la seule place Carnot.

 

Toutes les études actuelles démontrent en effet que les centres villes se désertifient et que si on veut conserver à ceux-ci leur attractivité il est impératif d’avoir une politique d’ensemble dans laquelle s’intègre la piétonisation.

 

Cette politique d’ensemble qu’elle est elle ? Elle se décline en trois volets

 

 

Un volet urbanisme qui dans la majorité des cas consiste en des aides pour la réfection des façades, et pour améliorer l’habitat ancien. Ces aides peuvent atteindre jusqu’à 50% de l’investissement. La ville a enchainé plusieurs de ces opérations et devra les continuer en les réorientant peut-être sur la réfection des façades. Pourquoi une aide ainsi ciblée parce que c’est ce que  les clients du centre ville et les touristes voient lorsqu’ils viennent faire leurs courses ou, admirer les bâtiments historiques qui y sont nombreux.

Cette aide si elle était plus conséquente serait  bonne pour l’image de la ville et serait aussi une aide indirecte aux particuliers qui veulent restaurer leur logement ainsi la ville serait  embellie et pourrait  se repeupler.

 

 

Le second volet concerne la voirie car si on piétonnise on doit supprimer le stationnement sur la voirie dans la zone concernée ce qui implique ipso facto l’accès à des parkings gratuits pour les visiteurs et pour les habitants. On peut autoriser les visiteurs à se garer gratuitement le temps de leurs courses et là plusieurs systèmes existent ;et pour les habitants permanents on peut lier les subventions à la réfection de l’habitat à la création de garages ou à défaut prévoir des places nominatives dans les parkings existants et ce que la piétonisation  soit complète ou qu’il s’agisse d’une semi-piétonisation  avec un axe de roulement et un ou deux grands trottoirs. Dans tous les cas l’accès au centre doit être possible pour les livraisons, les soins infirmiers , ou tout simplement pour décharger sa voiture.

 

 

Le troisième et dernier volet de cette politique urbaine consiste en la réorganisation des activités commerciales en centre ville réorganisation dans l’offre commerciale rendue possible depuis la loi de 2005 permettant à la commune de préempter certains locaux commerciaux pour en réorienter l’activité. Les horaires d’ouverture devront être revus en concertation avec l’union locale des commerçants. Le centre ville doit devenir une zone de chalandise de qualité mais doit aussi permettre aux habitants permanents de trouver sur place les moyens de s’alimenter, de se soigner, de se vêtir, de vivre donc.

 

 

Le projet qui nous est présenté aujourd’hui est je le crains plus modeste car il ne me semble pas prendre en compte la totalité du problème. Il a le mérite d’exister. Souhaitons lui d’aboutir et je l’espère de s’étendre à l’ensemble de la Bastide et à ses diverses composantes

 

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Published by Jacky GUILLAUME - dans Urbanisme
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:38

A en croire la presse le besoin départemental en logements sociaux serait de 6000 environ et parallèlement on apprend qu’il y aurait de 400 à 700 logements libres sur Carcassonne  pour la plupart à Montredon . Je trouve surprenant qu’il n’y ait pas d’adéquation entre l’offre et la demande.

 

Normalement toutes les communes doivent avoir un parc de 20% de logements sociaux ce qui est le cas pour Carcassonne alors pourquoi y a-t-il une telle demande de logements ? Cela est il du au fait que nous avons plus de gens pauvres que d’autres départements ou au fait que les loyers ne cessant d’augmenter le nombre de personnes pouvant accéder à un logement social augmente ? Je vous laisse y répondre.

Cette cherté des loyers à un second effet , elle incite celles et ceux qui ont des revenus un peu au dessus du SMIC à acheter leur logement , soit en prenant un crédit longue durée dont les mensualités sont équivalentes à un loyer soit en se tournant vers l’accession  sociale dont le coût est moins élevé. En effet nous connaissons plusieurs plans d’accès à la propriété sociale. Après la maison Borloo ou maison à 100000€ dont il n’y aurait eu que deux exemplaires  voici la maison à 15€ par jour ou maison Boutin. Certes je vous le concède le loyer en accession à la propriété est un peu au delà des 450€ mensuel mais il reste selon les termes du ministre dans les prix du marché.

 

Ainsi, la hausse des loyers a peu à peu sélectionné deux types de clientèle, celle qui va aller vers l’achat et celle qui ne le peut pas, qui reste locataire et qui dépose une demande auprès des HLM (6000 demandes) ou à défaut auprès de particuliers mais les conditions d’accès sont alors différentes.

 

En effet accéder aux logements du secteur privé nécessite le paiement d’un dépôt de garantie, de nommer une caution, de déposer ses bulletins de salaire et souvent de souscrire une assurance garantissant le paiement des loyers.

Ces conditions draconiennes sont motivées par les nombreux impayés de loyers, la casse enregistrée en fin de bail, et par la difficulté pour le propriétaire d’expulser le locataire indélicat.  Ces avanies sont liées à la sélection des populations qui s’est effectuée au travers de la cherté des loyers. Les plus pauvres, les moins insérés socialement, les plus marginaux , les plus précaires restent en demande de location. On comprend dans ces conditions que de nombreux logements De Robien soient vides et le resteront et qu’il existe parallèlement une forte demande locative sociale toujours insatisfaite.

 

Deux mesures pourraient améliorer cela :

1 – La CAC et les partenaires HLM pourraient engager des programmes d’accession à la propriété soit dans des programmes neufs les collectivités fournissant gratuitement les terrains soit en permettant d’accéder à la propriété dans des opérations déjà réalisées. Cette solution n’ayant pas de retentissement immédiat il faut donc dans l’intervalle

 

 

2 – Créer  ou développer des structures qui récupèreraient les aides de la CAF et la participation des locataires et assureraient le paiement des loyers. Etant donné que les HLM et les particuliers sélectionnent leurs locataires on peut raisonnablement penser que les cas difficiles ne vont cesser d’augmenter d’où la nécessité impérieuse de cette structure intermédiaire. 
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