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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 08:13


Certains esprits chagrins estiment que la société de redistribution dans laquelle nous avons vécu et vivons encore n’a plus de raison d’être et qu’il faut la changer.
D’autres, plus avancés dans leur réflexion proposent tout simplement de remplacer dans la trilogie républicaine le mot fraternité par sécurité.

Si on le regarde bien , les premiers hommes se sont regroupés pour des raisons sécuritaires mais aussi pour pouvoir s’entraider. La sécurité est ce qui autorise la liberté, sans sécurité, limitée par la loi et assurée par les forces de l’ordre l’homme n’aurait pas sa liberté de parole et d’action. Sur l’autre versant, sans fraternité, sans aides pour les plus défavorisés point d’égalité des chances.

Ainsi notre devise laïque peut se résumer a quatre items Liberté Sécurité Egalité Fraternité.

Supprimer la fraternité c’est s’engager dans le modèle américain où la redistribution est assurée par les communautés. Le faire maintenant alors même que le nouveau président des Etats Unis veut institutionnaliser une sorte de sécurité sociale parait pour le moins saugrenu. Hâtons nous d’attendre toute décision de cette importance demande de mon point de vue un minimum de réflexion
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Published by Jacky GUILLAUME - dans Philosophie
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 08:09

Une société n’est pas le simple rassemblement d’individus de sexe différents dans le but de perpetuer l’espèce, c’est surtout une structure qui permet la mise en commun d’experiences et de richesses.

L’insertion dans une telle structure passe par le travail et sa perte entraine l’exclusion.

 Celle ci peut être voulue c’est le cas des marginaux dont certains deviendront des SDF ou des délinquants, c’est encore celui des personnes agées qui allient de faibles ressources et une impotence grandissante avec les années, c’est aussi le cas des handicapés moteurs et cérébraux. Dans ces trois cas la société intervient au travers d’aides et de services pour pallier les faiblesses et rétablir les équilibres.  Ces interventions seront évoquées dans ce cahier.

Tout aussi important est le problème des travailleurs pauvres, c’est à dire de ces personnes qui travaillent pour un salaire inférieur au SMIC. Elles seraient 3,5 millions dans ce cas en France et la plupart subiraient cet état de fait. Pour l’heure elles pallient à leurs difficultés quotidiennes avec l’aide d’associations caritatives en attendant que des propositions soient faites et des décisions prises. Pour certains il faut augmenter le SMIC, pour d’autres il faut diminuer les charges sociales sur les bas salaires et permettre a chacun de gagner plus en travaillant plus. Ces dispositions seront elles suffisantes pour réinsérer ces individus dans la société ? 

Pour que l’individu s’épanouisse, il convient de prendre en compte, au dela de l’accés à un salaire décent, ce que le prix nobel d’économie appelle le « capital social ». Armartya Sen le définit ainsi : les individus ne sont bien que si ils participent à la vie sociale, cela leur permet de se révéler, d’apprendre les uns des autres et aux dirigeants de connaître les besoins de chacun. Certaines entreprises ont deja compris que des employés satisfaits étaient plus productifs et ont installé selon la demande des crèches, des salles de repos ou de gymnastique. Espérons que le processus se généralise pour le mieux être de chacun.

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Published by Jacky GUILLAUME - dans Aide sociale
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 08:07

Certains entrepreneurs dits « libéraux » , dans la conjoncture économique actuelle, se comportent comme des chasseurs de primes. Ils veulent bien s’installer sur nos zones industrielles à condition que des facilités leur soient faites sur le prix des terrains et des aménagements, que des primes pour l’emploi leur soient allouées, que des prêts bonifiés leur soient accordés et des exonérations fiscales consenties.

Aujourd’hui une nouvelle étape vient d’être franchie avec le demande d’une rallonge de 150 000€ par la société multinationale Ryanair pour équilibrer sa ligne Shannon Carcassonne déficitaire.

Payer à cette compagnie une participation forfaitaire par passager est en soi déjà contraire aux règles du marché mais nous faire payer un déficit réel ou supposé sur une ligne de desserte alors que ses autres activités sont excédentaires témoigne bien de l’état d’esprit de ces entrepreneurs «  néo- libéraux » qui ont tendance à mutualiser les risques et à privatiser les profits.

Fidèle à nos principes nous sommes contre cette participation qui ne peut que s’étendre à d’autres lignes ou à d’autres activités. L’entrepreneur libéral doit prendre ses risques et les assumer. Si une ligne ou une activité est déficitaire il lui appartient de se réorganiser . En aucun cas la collectivité ne doit compenser ses déficits sans bénéficier de ses excédents.

Au delà une discussion doit avoir lieu pour diversifier l’offre dans le transport aérien et envisager une extension de l’offre rail. A ce titre nous proposons que soit envisagé, si possible sérieusement, la création d’une grande transversale de Bordeaux à Turin qui passerait par Carcassonne.

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Published by Jacky GUILLAUME - dans Economie
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 08:01

Si la tendance est d’assimiler toute manifestation populaire à une manifestation culturelle, il faut différencier cependant création et animation. Une animation est un spectacle donné qui ne nécessite pas de participation des spectateurs. La création culturelle base d’une politique culturelle nécessite au minimum l’adhésion ou mieux la participation du public. L’adhésion est nécessaire pour tout individu qui souhaite se cultiver, la participation qui consiste à montrer ce qu’on sait faire étant un stade de plus dans l’implication.

 

 

Les fondements des politiques culturelles

 

 

 

L’argument le plus souvent invoqué pour défendre les politiques interventionnistes en matière de culture consiste à insister sur les retombées positives de la culture sur le plan politique et sur le plan économique. On insistera ici plus particulièrement sur les aides aux spectacles vivants. Les dépenses d’entretien du patrimoine ont toutefois des motivations proches.

 

Les retombées politiques

 

 

- La culture dissipe la mauvaise humeur des nations (argument développé par Adam Smith) . Une vie culturelle riche, un grand nombre de spectacles, contribuent à l’amélioration de la qualité de vie générale. Les aides à la culture peuvent être alors assimilées aux actions en faveur du paysage et de l’environnement.

 

- Spectacles et fêtes sont nécessaires au déchargement des tensions collectives. Faites du rap, pas la guerre ! L’Etat doit organiser festivals et événements, rituels modernes qui assurent la cohérence du lien social ; les artistes ont ici bien sûr un rôle clé, comme principaux agents de cohésion.

 

- La vie culturelle d’un pays est gage de liberté. L’art est un élément essentiel de la vie politique en démocratie. Les oeuvres d’arts révèlent les conflits, posent les questions de fond ; le théâtre est un lieu de réflexion politique (de Sophocle à Brecht). Preuve de ceci : les régimes totalitaires ont tous enfermé leurs artistes.

 

-         Les milieux culturels sont le lieu de contacts internationaux et d’échanges d’une grande richesse. L’art contribue ainsi à l’amitié entre les peuples. Une vie culturelle riche, c’est aussi du prestige sur la scène internationale ; les pays qui soutiennent les arts fascinent : la culture est un enjeu de pouvoir.

 

 

Les retombées économiques

 

 

D’après d’assez nombreux rapports, les dépenses culturelles sont source de richesse à long terme.

 

- Le soutien à la création artistique a d’abord des conséquences indirectes sur les industries culturelles. Le théâtre est un laboratoire de recherche et un vivier pour le cinéma, le cinéma d’auteur pour le cinéma grand public, qui génère lui même d’importants profits. 

 

- Les arts et la culture contribuent au tourisme. En France, l’investissement culturel est ainsi devenu partie intégrante des politiques d’aménagement du territoire. Le maire de New York, a annoncé en 1992 que la ville de New York verserait des bourses à des institutions culturelles : la culture aurait eu un impact économique de 55 milliards de francs pour la ville, en frais de transports, d’hôtellerie et de restauration, liés à l’activité culturelle.

 

  - Enfin, encore une fois au niveau international, l’existence d’une vie culturelle riche et de haute qualité est un argument pour la venue d’étudiants étrangers comme pour l’installation de sièges sociaux de multinationales ou d’organisations internationales.

 

 Dépenser pour la culture, c’est attirer des populations fortunées qui dépensent sur place leurs revenus.

 

A QUOI SERT LA CULTURE ?

 

On peut en avoir une conception individualiste, l’augmentation des connaissance de l’individu, mais cette définition restrictive ne peut être la base d’élaboration d’une politique culturelle qui bien que devant tenir compte de ce critère, doit s’intéresser au plus grand nombre.

 

Doit-on, alors, considérer la culture comme l’expression d’une société ? Restreindre la culture à l’expression d’une société, c’est en faire le témoin du passé. Certes notre passé est prestigieux, mais il s’est construit d’apports ou d’assimilations extérieures notables. En fixer le terme, c’est momifier notre culture et la priver de toute évolution.

 

Ne devrait-on pas en faire le moyen de cohésion d’une société multiculturelle ?. La culture dissipe la mauvaise humeur des nations (A. Smith). S’orienter résolument vers le multiculturalisme, c’est prendre en compte les apports extérieurs actuels et permettre la créativité.

 

 

 C’est là notre option qu’il nous faut décliner de façon organisée.

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Published by Jacky GUILLAUME - dans Culture
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 07:59

Venir en ville c’est pour les habitants des quartiers, des hameaux, des villages  environnants une nécessité de tous les jours. Pour les touristes c’est un but à la fois culturel et ludique. Lorsque l’on pense à toutes ces populations qui circulent, déambulent , musardent, dans nôtre belle cité on ne peut s’empêcher de penser à la façon dont elles assument leurs besoins essentiels.

Si le boire et le manger ne posent pas de problèmes il en va de façon différentes des obligations vitales. Ou s’arrêter pour uriner et faire ses besoins est la question que chacun se pose. Aller au café est certes une possible solution mais il pourrait aussi exister des édicules publics. Je ne parle pas de rouvrir des structures archaïques et souvent mal odorantes ni de réembaucher des « dames pipi » pour y maintenir au delà de l’hygiène une certaine discipline mais de structures autonomes certes payantes mais propres et sécurisées. Je ne connais en ville que  quelques uns de ces édifices ce qui pour une ville de 46000 habitants dont la vocation touristique n’est plus à démontrer me paraît nettement insuffisant.

Le sujet peut prêter à rire mais il apparaîtra vital à tous ceux qui on eu un jour un besoin pressant à satisfaire. Au delà il montre aussi que l’action municipale si elle aborde les grands problèmes ne doit pas méconnaître ceux de tous les jours.
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Published by Jacky GUILLAUME - dans General
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