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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:46

 

 

L’air et l’eau, sources de vie, besoins essentiels devraient être gratuits. Pour ce qui est de l’air qui est présent partout c’est encore le cas. Pour l’eau, il est nécessaire de la puiser, puis de la traiter, et enfin de la transporter ce qui a un coût, coût d’autant plus élevé que son captage est difficile et quelle est plus polluée

Les captages de surface ou en nappe peu profonde, relativement faciles imposent de traiter les eaux. Il faut enlever les nitrates et les pesticides qu’elles contiennent. Les prélèvements profonds sont techniquement plus difficiles mais ramènent une eau plus pure qui nécessitera moins de traitements. On comprend mieux dés lors que le prix de l’eau varie dans le grand sud entre 2,58€ à Foix et 5,24€ à Lectoure. A Carcassonne le prix est dans la moyenne et l’eau coute 3,23€ du m3.Ce prix est composé pour moitié du prix de l’eau proprement dit et pour moitié des charges liées à l’assainissement car il faut le savoir, l’eau est l’aliment le plus contrôlé. Elle subit des analyses constantes afin d’être potable mais aussi afin d’avoir meilleur goût.  Il faut aussi prendre en compte les taxes diverses en augmentation constante et aussi la gestion des eaux usées, leur collecte et leur traitement, c'est-à-dire le réseau du tout à l’égout et les stations d’épuration.

Devant la hausse constante du prix de l’eau  certains on voulu réformer son mode de gestion qui peut être directe ou concédée. Dans le cas d’un affermage et, selon le contrat , le concessionnaire se contente de maintenir le réseau en état plutôt que de réaliser les investissements nécessaires. On assiste donc à un « pétassage » régulier des canalisations, ainsi à Carcassonne, où la société fermière est Veolia, la rue Frédéric Soulié est régulièrement ouverte pour réparer une des plus vielle conduite d’amener des eaux de la ville. Parallèlement le réseau d’évacuation est laissé en l’état et il faut savoir qu’à Carcassonne ce réseau est dans de nombreux quartiers un monotube qui collecte les eaux pluviales et les eaux usées dont on connait ses limites les jours de gros orages.

Une question se pose alors que faire pour mieux gérer la ressource ? On peut porter à cette question deux réponses une réponse écologique et une réponse économique, les deux pouvant se combiner. La réponse écologique consiste à réduire les pollutions, essentiellement agricoles en recourant à l’agriculture raisonnée d’une part et à un plan de protection des captages interdisant l’utilisation de chimiques dans un certain périmètre autour de celui-ci. L’eau prélevée étant moins polluée, son coût baisse. En ce qui concerne les évacuations il faut séparer le réseau pluvial du réseau domestique et, certains vont plus loin en séparant dans le réseau domestique les eaux noires des eaux claires.

La réponse économique consiste à réaliser les investissements nécessaires, remise à niveau de la tuyauterie, suppression du plomb, amélioration des performances des centrales d’épuration. Reste pour ce volet la question du comment. Tout d’abord, il faut que la gestion soit globale et non dissociée comme c’est le cas dans l’affermage.

Ensuite se pose le problème de la délégation de service public, anciennement nommée concession ou de la régie, problème plus idéologique que réellement économique. Quoi qu’il en soit pour ce simple problème on se rend compte, une fois encore, du mauvais choix de gestion que la ville en son temps a fait. Demain il faudra renégocier le prix de l’eau. C’est possible il suffit d’avoir un peu de volonté.

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Published by Jacky GUILLAUME - dans Ecologie
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:45

 

Tout le monde le sait, nous sommes dans un système économique libéral c'est-à-dire basé sur la libre concurrence. La libre concurrence est dans ce modèle l’élément central de régulation mais chacun sait aussi que la libre concurrence n’existe pas. Tous les pays ont soit des règlements qui tentent de réduire la pénétration de leur marché soit des aides aux produits de fabrication locale. Les entraves à la pénétration peuvent être des quotas ou des normes administratives. Le champion dans cette façon de faire se sont les USA qui ont des normes administratives  qu’ils réactualisent régulièrement rendant ainsi difficile la pénétration de leur marché. A l’autre extrémité de la chaine les états peuvent aider leurs productions et la France avec la PAC est de ce point de vue bien placée. Dès qu’une filière est en difficulté des fonds européens ou nationaux sont utilisés. Nous venons d’avoir un plan d’aide à la pêche, à l’ostréiculture, aux producteurs de lait etc.
A l’intérieur de l’Europe peu de loi, de règlements, entravent la circulation des produits. L’Europe conglomérat supranational édicte seule ses recommandations et ses directives qu’elle impose aux pays membres. Sous l’égide d’une idéologie libérale elle réduit régulièrement l’interventionnisme des états au profit du sien propre. L’intervention de l’Europe se sont soit des aides soit des interdictions auxquelles il faut obéir .

Dans un monde totalement accessible il est normal que celui qui produit un bien tente de le faire au meilleur coût pour pouvoir le diffuser sur le marché avec une marge suffisante et, c’est pourquoi depuis une trentaine d’années on assiste aux délocalisations d’activités.

La recherche du moindre coût ça peut être trouver un lieu ou les contraintes environnementales sont nulles ou un pays où l’impôt sur les sociétés sera faible voire un état où le coût de la main d’œuvre sera bon marché, l’idéal étant la combinaison des trois. Une distorsion existe entre les différents pays de l’union européenne mais aussi entre l’Europe et le reste du monde. Dans ces conditions il est difficile de faire jouer la préférence nationale en matière d’emploi car on trouvera toujours un pays où il est possible de produire moins cher. Sans refaire l’histoire de l’économie on peut dire que dans un premier temps les patrons ont décentralisé leurs activités en créant ailleurs des unités de production. Ailleurs c’était souvent dans les pays du Maghreb et chacun se souvient de l’installation de toute notre filière textile en Tunisie.  Puis pour être encore plus mobiles les entreprises ont pris un intermédiaire local soit par choix soit parce que le système le leur imposait comme c’est le cas dans de nombreux pays de l’Est et en Extrême- Orient. Cet intermédiaire, réalise en partie ou en totalité l’investissement industriel ce qui permet aux entreprises de partir pour un pays moins cher dés que la rentabilité diminue. Dans cette phase qui couvre en gros les années 1980 les patrons ont vu croitre leurs marges, ils se sont enrichis. Les banques et les fonds de placement se sont peu à peu substitués à eux intéresses par les marges dégagées. Ils ont à leur tour investi sous forme de prêts en imposant au départ un rendement usuraire. Pour pouvoir tenir leurs engagements les entreprises n’avaient que deux choix, augmenter leur rendement ou réduire parfois de façon brutale leur dépenses. On sait ce qui est advenu. Les entreprises ont réduit d’abord les dépenses superflues, telles celles liées à la communication, aux stocks, puis c’est l’entretien qui en à pâti enfin c’est l’emploi qu’il a fallu réduire. A force de presser le citron il n’a plus eu de jus et le crash financier est arrivé.

 Aujourd’hui, bien que l’état ait renfloué les banques, le secteur automobile, les grandes entreprises, la situation reste morose et les licenciements se multiplient du fait du ralentissement de l’économie qui impose aux entreprises de réduire la voilure. Plus de 200 000 chômeurs de plus depuis le début de l’année et pas de perspective d’amélioration rapide tel est le bilan de ces six premiers mois. Alors que les entreprises françaises réduisent leurs activités à l’étranger , les entreprises étrangères implantées en France réduisent aussi leurs actifs sur notre territoire. Si Bic va fermer 600 emplois aux USA, et Alcatel un millier au Canada et en Allemagne, parallèlement, Goodyear supprime 870 emplois à Amiens , Hewlett-Packard 580 , Caterpillar 600 à Grenoble, et Continental  ferme son usine de Clairvoix.

On peut ici parler de patriotisme économique, patriotisme né de la crise mais qui présente les mêmes risques que les délocalisations. On aurait pu lutter  en temps et en heure contre les délocalisations , ce que nous n’avons pas fait, il sera plus difficile de lutter contre la préférence nationale même en multipliant les actions dures comme les séquestrations.   Ainsi Maryse Dumas numéro 2 de la CGT pose les questions suivantes : « Où se trouvent aujourd’hui les véritables centres de décision ? En France ou à l’Etranger ? Les séquestrations naissent de cette indétermination. Il faut construire un rapport de force capable de faire plier les dirigeants peu sensibles à ce qui se passe ici sans pour autant tomber dans un syndicalisme national ». Je lui souhaite bien du plaisir, la tendance sera dure à inverser.

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Published by Jacky GUILLAUME - dans Economie
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:44

 

Si on s’en réfère au Larousse  évaluer c’est déterminer le prix, la valeur de quelque chose alors que sélectionner c’est choisir parmi des personnes ou des choses celle qui convient le mieux. Ainsi dés la définition on voit que la différence essentielle entre les deux termes réside dans le fait que la sélection a une incidence immédiate que n’a pas l’évaluation.

Ainsi on peut sélectionner des individus, et c’est le rôle des concours de recrutement ou d’entrée dans une structure et régulièrement la presse nous informe du nombre de participants a tel ou tel examen ou des taux de réussite. On peut aussi classer les services , c'est-à-dire les comparer les uns aux autres ou avec des structures internationales. C’est ainsi qu’il existe un classement des universités françaises, des lycées ou des hôpitaux.

Evaluer c’est peser un service ou une pratique dans le but d’améliorer sur le long terme le fonctionnement des structures. Ainsi on peut évaluer des pratiques professionnelles pour savoir si un individu dans une activité donnée la réalise de façon correcte et adaptée. Il est par exemple habituel d’évaluer les pratiques des pilotes d’avion pour savoir si elles sont conforme aux règles adoptées. Cette évaluation se fait de façon simple en faisant contrôler un pilote par un de ses collègue désigné sans que le pilote contrôlé soit informé à l’avance du contrôle. Cette évaluation débouche sur des observations qui permettent de corriger certaines pratiques ou des oublis qui auraient pu survenir avec l’usage. Je pense que ce type d’évaluation apparait comme normal et on comprendrait mal qu’un homme ayant a sa charge des centaines de vie ne soit pas contrôlé et remis à niveau régulièrement au cours de sa vie professionnelle. Que penser à contrario de certaines professions qui trainent les pieds et refusent d’être évaluées depuis de nombreuses années ? Les médecins par exemple.

L’évaluation peut aussi porter sur des services  pour savoir si ils sont ou non adaptés à la demande. C’est ce qui se passe en ce moment au travers de l’évaluation des connaissances des élèves du primaire et là il faut nous arrêter un peu. Dans l’évaluation des services il y a eu deux époques, la première, c’est celle des cercles de qualité  mis en place aux Japon et axée sur les modalités de production industrielle. Cette méthode née dans les années 1960 de la réflexion d’un ingénieur chimiste du nom de Ichikawa est basée sur des principes simples : reconnaitre un problème, l’analyser, proposer une solution et l’appliquer puis contrôler l’évolution. On comprend qu’une telle démarche puisse s’appliquer dans une unité de production mais aussi dans une unité de service. Si on reprend le problème de l’école que nous évoquions plus haut et que nous l’appliquons aux mathématiques, il faut dans un premier temps savoir combien d’élèves sont capables de faire un certain type d’opération puis analyser les moyens à mettre en œuvre pour améliorer le score, ensuite appliquer ces solutions et vérifier leur efficacité.

Plus récemment, une autre approche est apparue, la culture du résultat. Née dans le monde anglo-saxon et appliquée avec constance par T Blair elle découle des pratiques financières et n’analyse la variation que d’un seul paramètre la rentabilité. En Angleterre le NHS (système de santé britannique) a été dirigé suivant cette méthode. Pas moins de 272 000 nouveaux employés ont été recrutés par le NHS entre 1997 et 2004, soit une augmentation de 18 % des effectifs. Les Anglais auraient pu s’en réjouir s’il s’agissait de médecins et d’infirmières, mais c’étaient principalement de gestionnaires affectés aux services administratifs, catégorie dont les effectifs ont augmenté de 41 % pendant la même période. Cette inflation de gestionnaires était due à l’obsession de Tony Blair d’atteindre des objectifs chiffrés, des targets, des cibles, et aujourd’hui on connait l’état du système sanitaire anglais . En France elle a fait son apparition en 2001 dans l’administration sous son nom de code LOLF qui relie performance et finance. Le financement des structures dépend désormais de l’activité quantifiée. C’est ainsi que le temps d’attente des patients dans un service est l’une des cibles favorites des gestionnaires des hôpitaux. Les demandes de rendez-vous des patients, les actes des médecins, les ordonnances et les résultats d’examens médicaux sont tous enregistrés et analysés sur ordinateur pour aboutir à des indices de performance suivant lesquels les hôpitaux sont classés. On peut se demander si tous ces indicateurs sont pertinents.  Deux exemples nous démontreront que non.

Afin de remplir leur quottas de PV les forces de l’ordre ont repéré des sites où il est facile de verbaliser. Elles les utilisent pour atteindre leur objectif. Le ministre de l’immigration s’est engagé à reconduire à la frontière 25000 clandestins par an. Pour atteindre ses objectifs la police des frontières reconduit des groupes de roumains  sachant qu’ils vont revenir et qu’ils seront de nouveau expulsés mais ils auront été comptabilisés deux fois. Edifiant non ?  Sans nous en rendre compte le monde qui nous entoure change , le contrat remplace la convention collective et la culture de résultat se substitue aux cercles de qualité. Je suis peut être ringard mais je préférais les temps anciens.

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:43

 

Une société c’est un regroupement d’individus autour d’un projet commun. Dés lors qu’une partie du groupe n’adhère plus au projet l’ensemble social subit des tensions qui peuvent amener à son éclatement. J’ai plusieurs fois critiqué celles et ceux qui profitent de la crise pour s’exclure « par le haut » de la société. Ils sont dieu merci peu nombreux et quittent pour la plupart le territoire national fortune faite. Aujourd’hui je voudrai vous parler des exclus par « le bas » si j’ose dire, c'est-à-dire de ceux qui sont sur la touche et qui ne peuvent pas partir.

Il y a tout d’abord les SDF qui se sont exclus par choix ou que les circonstances ont exclus et que les associations caritatives tentent de réinsérer . Ils sont environ 100 000.

Il y a ensuite les chômeurs dont on souhaite qu’ils ne le soient que temporairement. Ils sont un peu plus de 2 000 000.

Il y a les travailleurs pauvres qui touchent 50% du SMIC et qui seraient plus de 4 000 000.

Il y a les retraités touchant le FNS de 600€ et qui sont 600 000.

Il y a aussi les jeunes dont plus de 20% sont en recherche d’emploi et qui vivent avec moins de 880€ par mois. Il sont 1 500 000.C’est d’eux que je veux parler.

Si j’ai fait cet inventaire à la Prévert qui rassemble malgré tout près de 8 000 000 de personnes c’est pour mettre en exergue les ferments d’une guerre des générations qui risque de s’aggraver malgré les  départs à la retraite massif des papy- boomers. Près de 6 000 000 de personnes vont quitter la vie active dans les 2 prochaines années. Ces futurs retraités  n’ont pas connu de difficultés pour trouver un emploi ni pour progresser dans leur carrière et partiront avec des retraites pleines et élevées ce qui agace pour ne pas dire plus les jeunes qui peinent à entrer sur le marché de l’emploi et qui voient bien qu’ils auront un parcours professionnel plus heurté que celui de leurs ainés. On pourrait penser que ces départs seront compensés par l’entrée des jeunes dans la vie active mais avec la crise actuelle rien n’est moins sur. Or comme je le disais plus haut une société se caractérise par la solidarité intergénérationnelle ce que les jeunes contestent de plus en plus. Je n’en veux pour seule preuve que l’intérêt que suscitent les thèses d’O Besancenot auprès de ces derniers et vous invite à réfléchir au risque qu’il y aurait si des thèses diamétralement opposées reprenaient cette idée, eugénisme quand tu nous tiens. Dans un tel contexte sociologique aujourd’hui masqué par les difficultés économiques il est urgent de prévoir un plan d’aide aux jeunes pour renouer la cohésion sociale.

 Martin HIRSCH et le gouvernement ont réfléchi et adopté un plan de réinsertion des jeunes basé sur un livre blanc de 24 propositions. Beaucoup d’entre elles sont des gadgets comme par exemple payer les stagiaires 20% d’un SMIC ( 200€ environ) après deux mois de stage. C’est ridicule et inopérant.

Séparons tout d’abord ces jeunes en deux groupes, ceux qui ont quitté l’école sans diplôme, ils représentent 60% de l’ensemble et ceux qui souhaitent poursuivre leurs études.

Le plan est fait pour les premiers. Bien que sous estimé il consiste en l’extension de l’apprentissage pour les plus jeunes et en des contrats emploi formation pour les plus âgés. En cela c’est un bon plan mais l’état devrait aussi leur donner une certaine autonomie et leur permettre de se loger à moindre frais en s’engageant comme il l’a prévu dans la création de structures adaptées soit en les construisant ou en réhabilitant des logements vides. Ces actions devraient leur permettre une meilleure intégration dans le monde du travail car je le rappelle 57% de ces  jeunes sont sans emploi ou vivent de contrats précaires.

Pour ceux qui souhaitent poursuivre des études et qui ne sont pas pris en compte par le plan outre des facilités de logement à prévoir comme précédemment il faudrait assortir tous les cursus de stages obligatoires et rémunérés dignement des le premier jour. Ces stages seraient gérés par les universités . En effet prendre en stage dans des entreprises des jeunes formés, inscrits en maitrise ou en doctorat sans avoir à les payer n’est pas digne d’un pays qui veut privilégier l’innovation et la recherche. Ce système de stages s’additionnerait aux bourses pour les moins aisés et leur donnerait une certaine autonomie pour l’année .

Or il  n’est prévu que 1,3 MD€ pour réaliser ce plan qui concerne 300 000 jeunes soit moins de 5000 € par an et par jeune ce qui sera probablement insuffisant. Peut être s’agit il de la méthode de Martin Kirsch débuter un grand projet avec un budget sous dimensionné en se disant qu’une fois engagé il sera difficile de revenir en arrière car il a déjà fait le coup avec le RSA qui est notoirement sous évalué.

En créant un plan sous évalué et partial car ne traitant que d’une partie du problème l’état prend le risque de son échec. Faisons le évoluer et adoptons des mesures efficaces rapidement ou nous risquons de nous retrouver confrontés à des actions de plus en plus violentes et au-delà à une négation de nos valeurs sociétales voire à un conflit des générations.
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Published by Jacky GUILLAUME - dans Aide sociale
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:42

L’écologie, c’est la préservation des milieux naturels or, depuis les accords de Kyoto en 1996 c’est la réduction des émissions de CO2 qui a surtout été privilégiée par nos gouvernants car ils voient en elle le modèle économique de demain. Leur raisonnement est simple, devant la concurrence de pays en voie de développement deux tentations existent ; la première, c’est le repli sur soi et le protectionnisme qui véhicule trop de proximité avec le nationalisme pour être facilement accepté, la seconde c’est l’écologie ou devrais je dire l’ »écologisme » tant cette pensée s’érige en doctrine, mais cette doctrine est elle protectrice de notre environnement ou de notre économie et de nos savoir faire ? Pour le savoir examinons ensemble quelques mesures récentes.

Tout d’abord en matière automobile, la taxe carbone qui pénalise les voitures les plus polluantes à vu le marché se réorienter vers les petits modèles or, ces derniers sont pour la plupart fabriqués hors de France, dans la communauté européenne et au-delà ce qui concurrence  notre production nationale jusqu’ici réservée aux modèles haut de gamme. C’est donc un effet contraire des accords de Kyoto mais les  constructeurs ont trouvé une parade qui consiste à installer de petits moteurs sur de grosses berlines afin de ne pas être pénalisés et de pouvoir ainsi continuer à produire en France. Cette adaptation n’est pas forcement apparente et à la limite la publicité faite pour ces modèles haut de gamme peu polluants est trompeuse .

Secondement en matière énergétique le nombre de projets et d’entreprises qui se sont lancées dans ce créneau est impressionnant. Il y a d’abord l’énergie éolienne imposée par l’Europe à EDF dans le cadre des accords 20/20/20. L’existence d’une taxe professionnelle assise sur cette activité a fait se précipiter les communes sur ce créneau. Aujourd’hui, alors qu’il est question de supprimer la taxe les communes se posent la question de continuer à s’équiper et même de conserver les éoliennes existantes qui défigurent le paysage. Devant la menace de ne plus avoir d’autorisation d’installation alors même que les subventions EDF ne sont pas menacées les entreprises de l’éolien prennent en ce moment le virage du solaire et cette reconversion verra augmenter les offres dans ce domaine. Il aurait été plus sage que les éoliennes génèrent des recettes pour le département ce qui aurait évité bien des abus et aujourd’hui bien des atermoiements. Le solaire pour sa part nécessite un investissement lourd qui était jusqu’à présent subventionné par la région qui a réduit ses participations. Il bénéficiait aussi d’un contrat de rachat par EDF et d’une déductibilité fiscale intéressante qui risquent d’être revus à la baisse ce qui entrainera son déclin. Les autres énergies sont encore en cours de développement, telle la géothermie et la biomasse.

Quand aux  biocarburants, que se soit l’éthanol ou les huiles ajoutées au diesel ils restent du monopole d’état qui en contrôle la production, effectue les mélanges et perçoit dessus la TIPP et le prix à la pompe n’est pas modifié.

Enfin en matière d’habitat on ne compte plus les innovations et les dénominations écologiques. Le must parait être aujourd’hui la maison passive, qui ne consomme pas d’énergie. Dans ce créneau de pensée de nombreuses entreprises de matériaux et de construction se sont crées mais il est difficile de différencier ce qui est du domaine de l’innovation de ce qui est  du charlatanisme. Quelques expériences se sont réalisées mais leur nombre est encore limité pour pouvoir être jugé.

Tels sont les grands domaines de régulation de la production de gaz à effet de serre qui ont abouti à la mise en place d’une taxe carbone qui n’est rien moins qu’un nouvel impôt. Je renvoie ceux qui seraient intéressé par le sujet au livre de Christian Gérondeau CO2 un mythe planétaire

Si on analyse l’ensemble de ces mesures on voit qu’elles tendent toutes à limiter la seule pollution de l’air. N’aurait-t-il pas été plus intéressant pour la planète de réduire plus encore les pollutions déjà existantes, pollution des sols par les herbicides et pesticides en favorisant l’agriculture raisonnée et l’agriculture biologique, pollutions industrielles de toutes sortes peu et mal contrôlées. Le seul effort qui est fait concerne les déchets domestiques qui sont mieux contrôlés mais aussi plus taxés que dans le passé.

Ainsi, dans nos sociétés ouvertes au commerce mondial et à la concurrence une pensée écologique à visée économique a pu se développer grâce aux aides diverses dont elle a bénéficié au détriment d’une écologie curative moins porteuse économiquement. Au final on peut se demander si cette écologie préventive sera assez forte pour survivre sans les aides dont elle fait l’objet ?. Je ne le crois pas. Ancrer la démarche écologique dans nos modes de pensée demandera du temps et, on peut se demander si l’écologie préventive, celle qui a une incidence positive sur nos économies pourra se développer si l’écologie curative est négligée . Je ne le crois pas non plus. 
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:41

 

 Mais qu’est-ce-que le dialogue social ?

L’OIT définit le dialogue social comme l’ensemble des dispositions qui permettent d’exercer un travail décent et productif dans un climat de liberté, de sécurité et de dignité. Cette organisation du travail est régie par des accords entre les employés et le patronat, l’état étant le garant de la régularité de la négociation il en assure l’ application. Aux négociations de branche aboutissant aux accords collectifs et aux accords inter professionnels qui sont la règle le patronat  préfère en France des accords d’entreprises plus faciles à gérer du fait de sa position dominante, liées à la précarité de l’emploi qui permet de revoir les salaires à la baisse ou d’augmenter  les heures travaillées, sous la menace de licenciements ou de fermeture.  De plus ces accords sont de portée  forcement limitée. En effet un accord d’entreprise n’engage pas la totalité de la filière, il peut être revu ou étendu en fonction des négociations en cours ou à venir. Pour encadrer ces négociations,  la loi  du 20 Août 2008 vise encore à codifier la durée du travail et la représentativité syndicale et instaure des gardes fous.

Qu’en est il en France ?

En matière de droit du travail la France a dans le monde la particularité historique de voir l’état intervenir régulièrement dans les négociations sociales. Depuis la révolution de 1789 l’état a toujours voulu éviter tout intermédiaire entre lui et les citoyens. La loi Le Chapelier de 1791 interdisant les rassemblements  et mettant les syndicats hors la loi a ancré cette tradition. Il faudra attendre 1884 et les lois de Waldeck-Rousseau sur le droit de s’associer et de former un syndicat pour voir ceux-ci se créer mais leur représentativité ne sera reconnue qu’a partir de 1946. C’est pour ces raisons essentielles que la représentativité des syndicats est faible, seuls 10 à 15% des employés y adhérent. Alors que partout en Europe la concertation syndicale est la base des négociations sociales en France du fait de leur faible représentativité, les syndicats sont obligés le plus souvent d’avoir une posture contestataire .

 Le dialogue social est il nécessaire ?

C’ est le moyen d’éviter les conflits ou, lorsqu’ils sont engagés le moyen d’en sortir et des conflits il y en a de très nombreux plus ou moins médiatisés. Alors que le nombre de jours de grève ne cesse de décroitre du fait de la précarité de plus en plus grande du travail et de multiples formes d’action se sont développées non prises en compte dans le calcul des jours chômés car n’étant pas des journées individuelles non travaillées. On estime ces actes à une vingtaine par mois. Ces conflits ont eu lieu chez Alcatel, la Lyonnaise des Eaux, EADS, Oracle, EDF, IBM, la FNAC, la Redoute, SFR, Airbus, pour ne citer que les plus médiatiques et personne n’en a entendu parler car les revendications et les moyens mis en œuvre ont changé. La revendication de base c’est l’amélioration du pouvoir d’achat mais dans un contexte international difficile comment se manifester sans mettre l’entreprise et son emploi en péril ? C’est de cette constatation que sont parties de multiples formes d’action, Tags, Blogs, débrayages de 59 minutes, réduction des cadences etc.

Quand l’état intervient il ?

L’état n’intervient que pour la réalisation des accords de branches ou de l’interprofession. Il intervient aussi  en cas de blocage comme c’est le cas aux Antilles. Je ne ferai pas l’historique du conflit mais je m’arrêterai à sa conclusion : hausse des salaires de 200€ sur lesquels l’état et les collectivités locales prennent 150€. Ce succès de la Guadeloupe a amené la Martinique à manifester et les martiniquais ont obtenu les mêmes avancées. C’est aujourd’hui le tour des Réunionnais et peut être demain des Tahitiens ou des Canaques.

Ce conflit peut il atteindre la Métropole ?

Du fait de l’insécurité actuelle de l’emploi insécurité sur laquelle joue aussi le gouvernement il est peu probable que le conflit diffuse même si la manifestation prévue le 19 Mars était un succès mais le malaise persistera.
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:40

 

 Tel le monstre du Loch Ness la piétonisation refait surface avec un projet limité à la seule place Carnot.

 

Toutes les études actuelles démontrent en effet que les centres villes se désertifient et que si on veut conserver à ceux-ci leur attractivité il est impératif d’avoir une politique d’ensemble dans laquelle s’intègre la piétonisation.

 

Cette politique d’ensemble qu’elle est elle ? Elle se décline en trois volets

 

 

Un volet urbanisme qui dans la majorité des cas consiste en des aides pour la réfection des façades, et pour améliorer l’habitat ancien. Ces aides peuvent atteindre jusqu’à 50% de l’investissement. La ville a enchainé plusieurs de ces opérations et devra les continuer en les réorientant peut-être sur la réfection des façades. Pourquoi une aide ainsi ciblée parce que c’est ce que  les clients du centre ville et les touristes voient lorsqu’ils viennent faire leurs courses ou, admirer les bâtiments historiques qui y sont nombreux.

Cette aide si elle était plus conséquente serait  bonne pour l’image de la ville et serait aussi une aide indirecte aux particuliers qui veulent restaurer leur logement ainsi la ville serait  embellie et pourrait  se repeupler.

 

 

Le second volet concerne la voirie car si on piétonnise on doit supprimer le stationnement sur la voirie dans la zone concernée ce qui implique ipso facto l’accès à des parkings gratuits pour les visiteurs et pour les habitants. On peut autoriser les visiteurs à se garer gratuitement le temps de leurs courses et là plusieurs systèmes existent ;et pour les habitants permanents on peut lier les subventions à la réfection de l’habitat à la création de garages ou à défaut prévoir des places nominatives dans les parkings existants et ce que la piétonisation  soit complète ou qu’il s’agisse d’une semi-piétonisation  avec un axe de roulement et un ou deux grands trottoirs. Dans tous les cas l’accès au centre doit être possible pour les livraisons, les soins infirmiers , ou tout simplement pour décharger sa voiture.

 

 

Le troisième et dernier volet de cette politique urbaine consiste en la réorganisation des activités commerciales en centre ville réorganisation dans l’offre commerciale rendue possible depuis la loi de 2005 permettant à la commune de préempter certains locaux commerciaux pour en réorienter l’activité. Les horaires d’ouverture devront être revus en concertation avec l’union locale des commerçants. Le centre ville doit devenir une zone de chalandise de qualité mais doit aussi permettre aux habitants permanents de trouver sur place les moyens de s’alimenter, de se soigner, de se vêtir, de vivre donc.

 

 

Le projet qui nous est présenté aujourd’hui est je le crains plus modeste car il ne me semble pas prendre en compte la totalité du problème. Il a le mérite d’exister. Souhaitons lui d’aboutir et je l’espère de s’étendre à l’ensemble de la Bastide et à ses diverses composantes

 

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Published by Jacky GUILLAUME - dans Urbanisme
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:39

 

 Dans un journal local récent le journaliste nous dévoile le nouveau visage de la Bastide après l’installation des pistes cyclables. Il détaille les ruses de sioux dont ont dû faire preuve nos élus pour ne pas perdre trop de places de parking, place payantes bien sur les autres ne présentant pas pour eux le moindre intérêt.

Au delà de ces anecdotes très couleur locale, les points essentiels ne sont pas abordés.

 

Tout d’abord doit on faire des pistes cyclables pour permettre aux citoyens d’aller travailler en vélo ou et c’est plutôt mon point de vue pour s’y promener ?

 

Si c’est pour aller travailler il faut savoir qu’une grande partie des gens qui travaillent en ville vivent en dehors de celle-ci. Alors devront ils faire tout le trajet en vélo ou bien devront ils venir en auto avec le vélo dans le coffre ? mais alors où laisser l’auto ? sur les boulevards aux parkings payants? Et dans ce cas quelle est l’utilité du vélo ?.

On voit bien que l’ensemble du problème n’a pas été analysé et qu’il aurait fallu dans cette hypothèse créer des parkings en entrée de ville, parkings dans les quel on aurait pu louer son vélo.

 

 

Dans le deuxième cas, celui du vélo ludique qui je pense a été privilégié  notons que le tracé prévu qui fait le tour de la Bastide est un peu court pour une ballade de détente. On peut le faire une fois dans un sens une fois dans l’autre et après ? C’est un peu un tournez manèges en grandeur nature.

 

Là encore on peut se demander comment les cyclistes arriveront et repartiront de cet anneau. Je pense que la mairie dans sa grande sagesse a prévu la possibilité de louer des vélos sur place et des endroits sécurisés où les laisser le temps d’une course en ville.

Là encore il aurait été plus judicieux de relier cet anneau cyclable avec la Cité et les berges du Canal qui sont je vous le rappelle les deux éléments classés au patrimoine mondial de l’humanité. Ce lien aurait permis aux touristes de visiter ces deux monuments sans descendre de leur cycle mais je pense que ces liaisons sont prévues ou quelles verront rapidement le jour au moins en projet.

 

Réjouissons nous tout de même de l’amélioration apportée si on compare le projet actuel de piste cyclable en centre ville avec celle réalisée qui relie Montlegun au lac de la Cavayère

 

Au niveau coût enfin; 400000€ sont annoncés pour un projet dont on vient de voir les limites mais qui a le mérite de résoudre me semble-t-il le problème de la sécurité du parking payant en épis sur les Bd Barbès et Cm Roumens. En effet si il est facile de s’y garer il est dangereux d’en sortir en reculant sur le boulevard

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:38

A en croire la presse le besoin départemental en logements sociaux serait de 6000 environ et parallèlement on apprend qu’il y aurait de 400 à 700 logements libres sur Carcassonne  pour la plupart à Montredon . Je trouve surprenant qu’il n’y ait pas d’adéquation entre l’offre et la demande.

 

Normalement toutes les communes doivent avoir un parc de 20% de logements sociaux ce qui est le cas pour Carcassonne alors pourquoi y a-t-il une telle demande de logements ? Cela est il du au fait que nous avons plus de gens pauvres que d’autres départements ou au fait que les loyers ne cessant d’augmenter le nombre de personnes pouvant accéder à un logement social augmente ? Je vous laisse y répondre.

Cette cherté des loyers à un second effet , elle incite celles et ceux qui ont des revenus un peu au dessus du SMIC à acheter leur logement , soit en prenant un crédit longue durée dont les mensualités sont équivalentes à un loyer soit en se tournant vers l’accession  sociale dont le coût est moins élevé. En effet nous connaissons plusieurs plans d’accès à la propriété sociale. Après la maison Borloo ou maison à 100000€ dont il n’y aurait eu que deux exemplaires  voici la maison à 15€ par jour ou maison Boutin. Certes je vous le concède le loyer en accession à la propriété est un peu au delà des 450€ mensuel mais il reste selon les termes du ministre dans les prix du marché.

 

Ainsi, la hausse des loyers a peu à peu sélectionné deux types de clientèle, celle qui va aller vers l’achat et celle qui ne le peut pas, qui reste locataire et qui dépose une demande auprès des HLM (6000 demandes) ou à défaut auprès de particuliers mais les conditions d’accès sont alors différentes.

 

En effet accéder aux logements du secteur privé nécessite le paiement d’un dépôt de garantie, de nommer une caution, de déposer ses bulletins de salaire et souvent de souscrire une assurance garantissant le paiement des loyers.

Ces conditions draconiennes sont motivées par les nombreux impayés de loyers, la casse enregistrée en fin de bail, et par la difficulté pour le propriétaire d’expulser le locataire indélicat.  Ces avanies sont liées à la sélection des populations qui s’est effectuée au travers de la cherté des loyers. Les plus pauvres, les moins insérés socialement, les plus marginaux , les plus précaires restent en demande de location. On comprend dans ces conditions que de nombreux logements De Robien soient vides et le resteront et qu’il existe parallèlement une forte demande locative sociale toujours insatisfaite.

 

Deux mesures pourraient améliorer cela :

1 – La CAC et les partenaires HLM pourraient engager des programmes d’accession à la propriété soit dans des programmes neufs les collectivités fournissant gratuitement les terrains soit en permettant d’accéder à la propriété dans des opérations déjà réalisées. Cette solution n’ayant pas de retentissement immédiat il faut donc dans l’intervalle

 

 

2 – Créer  ou développer des structures qui récupèreraient les aides de la CAF et la participation des locataires et assureraient le paiement des loyers. Etant donné que les HLM et les particuliers sélectionnent leurs locataires on peut raisonnablement penser que les cas difficiles ne vont cesser d’augmenter d’où la nécessité impérieuse de cette structure intermédiaire. 
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:36

 

 

48212 c’est le nombre de carcassonnais et de carcassonnaise retenus  par le dernier recensement  de 2006 soit 1996 habitants de plus qu’en 1999. Ce résultat qui peut paraitre honorable doit être confronté  à celui enregistré par les villes voisines.

 

 

Au niveau régional alors que Montpellier voit sa population augmenter de 11,32%, Perpignan de 9,57%, Sète de 8,57%, Narbonne de 8,28%  Carcassonne ne progresse que de 4,32%.

Si la région est attractive au plan national cette attraction reste limitée à la bande côtière sur laquelle se concentrent les nouveaux arrivants et les activités. La mise en place d’une ligne TGV Montpellier Barcelone risque d’accentuer ce phénomène. Il est donc important de se battre pour que Carcassonne soit une gare avec un arrêt pour les  trains à grande vitesse transportant du fret et des passagers  sur la grande transversale ferroviaire Bordeaux Montpellier.

 

 

Au plan départemental Narbonne augmente sa population de 3976h loin devant Carcassonne 1996h qui devance cependant Gruissan 1233h et Lézignan 1176h.

C’est l’attractivité de la mer d’une part et le fait que nous soyons éloignés des grandes métropoles que sont Montpellier et Toulouse explique en partie la faiblesse relative de notre score. Ce handicap géographique perdurera à l’avenir et risque même de s’accentuer. En effet les dotations d’investissement aux communes sont proportionnelles a leur population, ainsi Narbonne, qui est notre concurrent le plus direct recevra plus d’argent que nous et aura moins besoin d’augmenter ses impôts locaux qui déjà étaient parmi les plus faibles de la région pour réaliser ses investissements.

Il reste à la ville si elle est persuadée comme moi que nous sommes plus de 50 000h la possibilité de réaliser un recensement en vrai grandeur et non par sondage comme cela se fait actuellement. En retrouvant une population plus conforme à la réalité elle retrouvera des moyens supplémentaires pour réaliser ses investissements.

 

 

A l’échelle de la CAC la plupart des villages environnants ont des scores supérieurs à la ville, certes cela ne représente  à chaque fois qu’un petit nombre d’habitants en plus mais

cette augmentation de population va entrainer de nouveaux besoins or son financement  qui est basé sur la taxe professionnelle ne va pas beaucoup évoluer, souhaitons même qu’en ses temps de crise elle ne baisse pas et donc le problème du financement des infrastructures va se poser avec plus ou moins d’acuité.

Enfin l’augmentation des populations dans les villages environnants  repose le problème de la fermeture des services publics. Si l’école est une entité à part ne pourrait on envisager de créer dans chaque village un service multifonction qui assurerait le service postal, fiscal, social, et gèrerait l’état civil ? Les modalités de sa mise en place sont multiples et nécessiterait une concertation de la part des différents partenaires .

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